Djian a longtemps été, avec Milan Kundera, un de mes écrivains préférés chaque fois qu'il s'agissait de réfléchir sur les (mes)
sentiments, sur la façon dont la vie nous amène parfois au bout de nous-mêmes. C'est sans doute pourquoi je lis et relis régulièrement ses romans.
Même si aujourd'hui la situation du héros n'évoque plus d'écho en moi, si ce n'est celui du souvenir, je suis toujours touchée par les mots de Philippe Djian.
Il y a une musique très particulière dans son écriture et qui n'appartient qu'à lui.
"Un prof de musique, Henri-John, père de deux grandes filles, est plaqué par sa femme, Edith, écrivain à succès.
Pour lutter contre la solitude, le stress qui monte, il part pour les Etats-Unis. Il loge chez son beau-frère, Oli, dans une vaste maison à véranda au bord de l'océan. Ce séjour face au ciel et à
la mer sera l'occasion d'un monumental bilan.
Djian ne cesse de revenir sur son passé dans une France de Meudon inventée par Céline, avec moutards et tractions avant, grisaille et pauvreté, pavillons de banlieue et fins de mois difficiles.
Heureusement, il y a l'Amérique, son bonheur matinal, ses breaks rutilants, ses grandes étendues liquides, ses maisons de bois aux couleurs lie-de-vin, ses joggers fluo…
L'Amérique de Djian est lisse, lavée, pimpante. Ce pays-là a des couleurs de cerf-volant qui vibre en plein bleu du ciel"
Par BriKaBraK
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Publié dans : Livres
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